L’Anses recommande de poursuivre les efforts pour améliorer la qualité de l’air ambiant

Amélioration de la qualité de l'air ambiant.

Sur demande de la direction générale de l'énergie et du climat et de la direction générale de la santé, l'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) a émis des recommandations, pour améliorer la qualité de l'air ambiant. La saisie de l'agence ne portait que sur certains polluants : particules fines, ozone, dioxyde d'azote et dioxyde de souffre. L'avis a été publié le 23 mai 2017.

L'ANSES souhaite une baisse du seuil maximal d'exposition des habitants aux particules fines de type PM10. Pour les très fines (PM 2,5), une norme en moyenne journalière est à mettre en place. En effet, une diminution de cette pollution entraînerait une baisse immédiate des problèmes respiratoires. Cependant, une telle décision est du ressort des instances européennes. En effet, nos normes actuelles sont des transpositions de directives prises au niveau de l'Europe depuis 1996.

L'agence recommande également de continuer à alerter les populations en cas de pollution aux particules fines, à l'ozone, au dioxyde d'azote et au dioxyde de souffre.

Enfin, l'ANSES constate que les populations ne disposent pas d'informations claires sur la qualité de l'air. Elle préconise de partir des recommandations de l'OMS, pour se fixer des objectifs sur le long terme. Il faudrait également communiquer tous les jours sur la présence de polluants atmosphériques. Le but est de motiver le grand public à faire des efforts pour moins polluer et à faire pression sur les décideurs et les industriels.

L'avis de l'agence n'est que consultatif. Mais selon les estimations de l'OMS, la pollution de l'air serait responsable de plus de 40 000 morts prématurés. Le nouveau gouvernement va donc certainement réagir à la publication de ce rapport.