L’évolution du taux immobilier

Si la hausse du taux moyen des crédits immobiliers reste modérée, les prix planchers semblent avoir été atteints en 2016. De nombreux facteurs sans lien direct avec le marché immobilier expliquent ce phénomène. Les futurs acheteurs ont tout intérêt à disposer d’un apport personnel conséquent pour bénéficier des meilleures opportunités de prêt.

Pourquoi le taux des crédits immobiliers augmente ?

Plusieurs facteurs influent directement les taux de crédit immobilier. Le contexte international difficile est pour beaucoup responsable du retour à la hausse : Brexit, élections américaines, ébranlement du modèle européen. Ces facteurs déstabilisants ont entraîné une hausse de l’indice OAT (Obligation assimilable au Trésor) qui se répercute mécaniquement sur le taux des prêts aux particuliers. La nouvelle réglementation sur la résiliation annuelle de l’assurance emprunteur va probablement éroder les bénéfices des banques sur cette branche. C'est pourquoi elles ont d'ores et déjà anticipé en répercutant ce manque-à-gagner sur les taux d’intérêt.

Quelle évolution pour le taux moyen des crédits immobiliers ?

Début 2017, les taux moyens étaient de 1,45 % et 1,65 % pour des durées de prêt de 15 et 20 ans. Les taux minimums se situaient entre 1,05 % et 1,20 %. Comme c’est souvent le cas au printemps, les taux ont plus ou moins stagné jusqu’en avril/mai. Ensuite la hausse a été plus marquée. Pour un prêt d'une durée de 20 ans, les taux actuellement constatés sont de 1,30 % au minimum avec une moyenne du marché à 1,75 %. Les taux courte durée sur 7 ans restent particulièrement intéressants et sont compris entre 0,47 % et 1,10 %. Pour un prêt sur 10 ans, on a même pu encore enregistrer une baisse avec des taux compris de 0,90 % et 1,30 %. Les taux des crédits longue durée sur 25 ans enregistrent la plus forte hausse pour atteindre 1,50 % à 1,91 %. Les crédits sur 15 et 20 ans restent stables. Le niveau des OAT n'ayant pas dépassé 1 %, la hausse reste globalement modérée. Des évolutions plus marquées restent néanmoins possibles dès septembre. Les taux sur les 3 dernier mois de l’année dépendent directement des objectifs atteints par les banques.

Passer par un courtier immobilier, quels avantages ?

Un courtier immobilier est un professionnel spécialisé dans la négociation de prêts avec les banques. Le client est gagnant sur deux tableaux. D’abord, il économise énormément de temps car il n’a pas à contacter plusieurs établissements bancaires ni à monter de multiples dossiers. Le courtier n’effectuera sa recherche que lorsqu’il aura tous les éléments en main. Il peut apporter de précieux conseils pour tous les dossiers compliqués. Le second avantage est que les courtiers arrivent toujours à bénéficier des taux les plus avantageux. La différence peut être de 0,25 % à 0,50 % par rapport à un prêt demandé directement par un particulier. La profession de courtier est très réglementée de façon à garantir une totale indépendance par rapport aux organismes de crédit.

L'apport financier personnel est-il toujours important pour les banques ?

Pour ouvrir droit à un taux intéressant, le montant de l’emprunt doit rester inférieur à la valeur de l’hypothèque. L’apport personnel peut donc être déterminant pour rester en-dessous de ce seuil. Acheter sans apport aboutit dans la plupart des cas à un rejet du dossier ou à une nette majoration du taux. Les taux maximums pour des durées d’emprunt de 7 à 30 ans s’échelonnent de 2,30 % à 3,65 % alors que les taux les plus bas atteignent seulement 0,60 % à 1,95 %. Un apport personnel, même le plus minime, démontre au banquier la capacité du client à épargner. Un apport de 10 % permettra de couvrir les frais annexes tels que notaire ou déménagement. Avec un apport de 20 à 30 %, le client se trouve dans une position forte par rapport à la banque et peut obtenir les meilleurs taux.